Les Explorateurs du Gâtinais
Les Explorateurs du Gâtinais

Le Gâtinais est un ancien comté et une région naturelle française s’étendant sur le territoire des départements du Loiret (région Centre), de la Seine-et-Marne et de l’Essonne (Île-de-France) et de l’Yonne (Bourgogne).

L’origine du mot Gâtinais est incertaine. Certains l’assimilent aux gâtines, terres gâtés au sens de stériles utilisées pour les bois ; d’autres dans la sens de terres ravagées puisqu’il se trouve sur le chemin de nombreuses invasions.

La capitale historique du Gâtinais, jusqu’à la création des gouvernements, était Château-Landon. Par la suite, les deux « capitales » ont été Montargis (pour le Gâtinais orléanais) et Nemours (pour le Gâtinais français). La vie régionale s’organise autour des principales villes du territoire : Fontainebleau, Montargis, en périphérie, le territoire est sous l’influence de : Pithiviers, Joigny, Sens, Auxerre, Melun, Paris et Orléans.

Géographie

Il existe plusieurs Gâtinais : le Gâtinais français (francilien), le Gâtinais beauceron, le bocage gâtinais, le Gâtinais bourgignon ou pouilleux, le Gâtinais orléanais, que l’on simplifie parfois en 2 Gâtinais : le Gâtinais français (au nord) et le Gâtinais orléanais (au sud). Les divers auteurs s’accordent en général sur le fait que le Gâtinais orléanais correspondrait approximativement à l’ancien arrondissement de Montargis et une fraction notable de l’arrondissement de Pithiviers, dans le département du Loiret, tandis que la partie dite Gâtinais français correspondrait à l’arrondissement de Fontainebleau dans le département de Seine-et-Marne.
Ses limites naturelles seraient ainsi la Seine au nord, l’Yonne à l’est, la forêt d’Orléans au sud et l’Essonne à l’ouest.

Agriculture

On oppose traditionnellement, de part et d’autre de la vallée du Loing, un Gâtinais riche (à l’ouest), propice, sur ses sols limoneux découverts, à une polyculture savante, et un Gâtinais pauvre, naturellement voué, sur l’argile à silex, aux bois (forêt de Montargis), aux étangs, au bocage extensif.
Le voisinage de Paris impose entre nord et sud des contrastes plus accusés. Au nord, dans le Gâtinais français, la généralisation des grandes exploitations a mené à une forte expansion des cultures céréalière (80 % des terres exploitées), d’autre part il y a une forte pression foncière due aux résidences secondaires parisiennes (1/3 du parc immobilier). Au Sud, le Gâtinais orléanais, aux exploitations moyennes, est resté plus fidèle aux élevages qui ont fait la célébrité du pays : vaches laitières, veaux, poules et poulets de chair, lapins, abeilles.
Le Gâtinais est réputé pour son miel et son pâté. Le safran ainsi que la poule gâtinaise, grandes spécialités du Gâtinais, connaissent un timide renouveau sous l’impulsion du Parc naturel régional du Gâtinais français.

Le Gâtinais aujourd’hui

Depuis le 4 octobre 1999, le Pays du Gâtinais regroupe 75 communes essentiellement rurales dont la carte correspond approximativement à l’arrondissement montargois. La région de Bellegarde en est exclue, ainsi qu’une partie de l’agglomération de Montargis.
Le Pays Beauce Gâtinais en Pithiverais se situe au nord-est du Département du Loiret, en Région Centre, aux limites de l’Ile de France. Il dépasse largement les limites du Gâtinais. Ce pays regroupe 96 communes : l’arrondissement de Pithiviers auquel s’ajoute le canton de Bellegarde.
Créé en 1999, autour de Milly-la-Forêt, le parc naturel régional du Gâtinais français regroupe 70 communes rurales et couvre environ 63 500 ha sur les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne.
Il existe plusieurs communautés de communes portant le nom de Gâtinais : La communauté de communes du Gâtinais en bourgogne, La communauté de communes Gâtinais-Val-de-Loing, La communauté de communes de Beauce et du Gâtinais, la communauté de communes du bocage Gâtinais (qui abrite un projet de parc naturel).
Dix-sept communes portent aujourd’hui le nom du Gâtinais, trois en Seine-et-Marne : Perthes-en Gâtinais, Maisoncelles-en-Gâtinais, Beaumont en Gâtinais, quatorze dans le Loiret : Sceaux-du-Gâtinais, Bouilly-en-Gâtinais, Batilly-en-Gâtinais, Barville-en-Gâtinais, Bordeaux-en-Gâtinais, treilles-en-Gâtinais, Pers-en-Gâtinais, Freville-en-Gâtinais, Mezières-en-Gâtinais, Auvervilliers-en-Gâtinais, Chailly-en-Gâtinais, Oussoy-en-Gâtinais, Ferrières-en-Gâtinais, Corbeilles-en-Gâtinais.

Patrimoine historique

Les ensembles historiques les plus remarquables de ce territoire sont la cité médiévale de Ferrières-en-Gâtinais, le château de la Motte à Château-Renard et le site gallo-romain de Sceaux-du-Gâtinais. On trouve également dans le Gâtinais des menhirs, d’anciennes maisons et fermes, moulins, des ruines romaines, des polissoirs, etc. Les ensembles thermes-sanctuaires-théâtres gallo-romains, sont disséminés dans la campagne gâtinaise. On les rencontre surtout le long du Loing et ses affluents.
Dans l’histoire récente dans le Gâtinais francilien notons au nord la commune de Barbizon appréciée des impressionnistes et le moulin de Claude François à Dannemois.

Sites intéressants pour en savoir plus sur le Gâtinais : 
Gâtinais histoire
Gâtinais vu du ciel
Le parc naturel régional du Gâtinais français
Le projet de Parc Bocage Gâtinais

 

Le réseau des circuits courts

Intergénération agriculture
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